Qu’est-ce que Données de recherche Canada?

blog arrowPosté le: Juil 19, 2016

Qu’est-ce que DRC? Quelle en est l’origine? Et où va l’organisme? Bonjour, je m’appelle Mark Leggott et, en tant que premier directeur exécutif de Données de recherche Canada, une de mes tâches consiste à prendre contact de diverses manières avec nos intervenants, dans les institutions de recherche canadiennes. Notre stratégie de communication s’articulera principalement autour de billets diffusés mensuellement sur un blogue, qui aborderont une variété de sujets en détail. S’y grefferont périodiquement des gazouillis (sur @rdc_drc) signalant des développements récents, ainsi que des livres blancs qui iront plus en profondeur, sans oublier des ressources et des outils spéciaux.

Mais commençons par répondre aux questions que j’ai moi-même posées.

Depuis toujours, les institutions de recherche sont confrontée au problème qui consiste à gérer efficacement les données qu’elles produisent, autant pour que les chercheurs puissent poursuivre leurs travaux que pour satisfaire à des contraintes juridiques. Plus récemment, de nouveaux facteurs ont exercé des pressions supplémentaires sur ce plan, par exemple le désir que les résultats des recherches financées par le contribuable soient aisément accessibles, la nécessité, pour les chercheurs, d’exploiter les données venant de maints domaines, l’intérêt pour des recherches reproductibles dont on pourra vérifier les résultats, et le besoin de plaire aux bailleurs de fonds par une gestion efficace des données. DRC est issu des efforts déployés par diverses personnes et organisations en réponse à ces intérêts naissants et à la lueur des tendances analogues observées à l’échelon international. Le but ultime de ces démarches est que l’activité « recherche » ait le plus grand impact possible sur la société au Canada.

La genèse de DRC[1]

En 2008, plusieurs institutions et personnes qui avaient décidé d’échafauder une stratégie nationale pour la gestion des données de recherche (GDR) mettaient sur pied un groupe qu’on baptisa « Groupe de travail sur la stratégie des données de recherche » (GTSDR). Ce groupe avait lui-même vu le jour à la suite des efforts déployés pour susciter plus d’intérêt à l’endroit des données de recherche au palier fédéral et pour promouvoir le financement d’une infrastructure capable de préserver les résultats des recherches financées avec les deniers publics au pays. Avaient participé à ces travaux de la première heure des universités, des instituts, des bibliothèques, des organismes subventionnaires et des chercheurs, à titre personnel.

Le GTSDR a continué d’alimenter le dialogue de diverses façons, avec pour point culminant une réunion, tenue en septembre 2011[2], où plus de 150 chercheurs émérites, décideurs de haut niveau, administrateurs d’université et membres du secteur privé convergèrent à Ottawa lors du premier Sommet national sur les données. Au rapport du Sommet[3] s’associait une série de recommandations. La création de RDC, appelé à remplacer le groupe de travail et à devenir un « mécanisme de coordination national », en était une.

La gestion et l’accessibilité des données de recherche devraient faire l’objet d’une approche nationale coordonnée afin que les Canadiens et d’autres tirent des avantages socioéconomiques plus nombreux et durables des sommes importantes que le trésor public injecte dans la recherche. Pareille approche constituerait un prolongement logique de l’initiative Gouvernement ouvert de l’État canadien, en vertu de laquelle l’administration fédérale diffuse déjà largement les données qu’elle produit.

En un premier temps, RDC a bénéficié de l’aide du Conseil national de recherches, aussi bien sur le plan administratif que sur celui des services, Pam Bjornson devenant la première (et actuelle) présidente de son conseil d’administration. Au départ, les travaux de DRC s’effectuaient dans une large mesure bénévolement par des gens passionnés, convaincus qu’une gestion efficace des données scientifiques déboucherait sur un secteur de la R-D compétitif au Canada et qu’il fallait absolument gérer les ressources brutes sur lesquelles repose l’économie du savoir. Au fil des discussions et à la sortie d’une rencontre déterminante sur l’infrastructure numérique, en 2014, on parvint à la conclusion que DRC aurait besoin d’un financement stable pour que son impact se fasse vraiment ressentir. CANARIE fut sondé pour déterminer si l’organisation pourrait accueillir DRC. Le choix était logique, puisque CANARIE a pour mission de procurer une infrastructure numérique au milieu de la recherche et développe des logiciels de recherche, ce qui laissait entrevoir d’intéressantes possibilités de collaboration. Le soutien de CANARIE s’est concrétisé par l’addition de DRC à son plan de financement pour le mandat 2015-2020 et par ma nomination au poste de directeur exécutif de DRC en février 2016.

Structure de DRC

La composition de DRC a fluctué au cours des quatre dernières années, mais en sont fondamentalement membres des institutions fédérales et universitaires. Les activités de DRC sont supervisées par un comité directeur, actuellement de près de 30 membres. Au Comité directeur s’ajoutent quatre comités permanents, celui des communications, de l’éducation et de la formation, celui des politiques, celui de l’infrastructure et celui des normes et de l’interopérabilité. Les activités de ces comités ont débouché sur plusieurs rapports et documents traitant des pratiques exemplaires, ainsi que divers documents stratégiques.

Depuis son intégration à CANARIE, DRC jouit d’un budget et de ressources stables, et s’est engagé à mettre en place un écosystème efficace et durable au Canada. DRC pourra aussi tirer parti des services de CANARIE et de ses réseaux, qu’ils soient faits de relations ou de fibres optiques ! De telles ressources bonifieront les efforts de ceux qui font bouger les choses au nom de DRC et cadrent avec diverses autres initiatives, notamment le projet Portage de l’ABRC et celles de Calcul Canada, du CUCCIO, du Conseil du Leadership sur l’infrastructure numérique et ainsi de suite.

Mission de DRC

Initialement, les efforts de DRC avaient trait à la nécessité de mieux faire connaître les pratiques exemplaires en GDR au sein de nombreux intervenants. Ce groupe d’intervenants a grandi et en font désormais partie l’État et les provinces, des universités ainsi que des organismes de recherche privés ou sans but lucratif. DRC s’est donné pour mission :

  1. de faciliter les liens et la collaboration parmi ceux qui gèrent les données de recherche en vue de mettre sur pied un cadre national;
  2. d’effectuer des recherches et de recommander des pratiques exemplaires sur l’intendance des données dans tous les domaines de recherche;
  3. de rapprocher les chercheurs des organisations et des services de GDR qui répondront le mieux à leurs besoins;
  4. de financer les programmes de GDR qui illustrent les meilleures pratiques en la matière et concourent à rehausser les capacités du Canada;
  5. de représenter ceux qui gèrent les données au Canada, leurs efforts, leurs services et leurs ressources à l’étranger.

Dans l’ensemble, la GDR a gagné en complexité dans le milieu de la recherche ces dernières années, et sa portée a changé. La GDR a sa place dans le paysage canadien et, avec votre aide, nous l’optimiserons. Nous aimerions que ceci marque le début d’un dialogue et vous invitons à donner vos commentaires, à poser des questions et, de manière plus générale, à participer aux activités qui s’y associent. Suivez-nous sur Twitter (@rdc_drc) et visitez notre blogue régulièrement!

 

[1] Chuck Humphrey a rédigé un excellent billet sur le sujet.

[2] http://bit.ly/1Ph64gU

[3] https://www.rdc-drc.ca/download/report-of-the-canadian-research-data-summit/?wpdmdl=675


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